Le réveil – Chapitre 3

Jessie n’aurait jamais dû accepter ce voyage. C’était le reproche qu’elle se faisait depuis quatre heures, depuis qu’elle avait découvert la réalité. Elle n’était pas sûre que d’être restée aux États-Unis aurait changé quoique ce soit, mais elle aurait au moins été en terrain familier. Au lieu de ça, elle se trouvait dans un pays étranger, et dans un monde qui lui était totalement inconnu.
Elle soupira et se passa la main dans la nuque. Cinq heures plus tôt seulement, elle était sûre d’elle ; elle savait se faire comprendre et être comprise dans sa langue maternelle, la seule qu’elle maîtrisait, l’anglais. Cet état de fait avait disparu avec le monde virtuel. La barrière de la langue s’était élevée avec celle du savoir, et elle était deux fois plus perdue. Heureusement, Terry était arrivé. Il parlait anglais, il connaissait ce monde. Il lui avait tout expliqué, et surtout, il lui avait retiré la puce. L’opération avait été douloureuse, mais moins que son réveil. Elle frissonna et reporta son regard sur le conducteur du pick-up. Terry était concentré sur la route. Sa nonchalance toute britannique contrastait avec la dureté de la réalité qu’elle venait de découvrir, mais à sa façon, ça la rassurait. Elle n’arrivait pas à lui donner d’âge. Ses cheveux grisonnants lui faisaient penser qu’il avait la cinquantaine, peut-être plus. Elle fit un sourire sarcastique, quelle question superficielle de toute manière !
Elle croisa les bras sur sa poitrine et tenta de se détendre, en vain. Il fallait qu’elle parle, qu’elle essaye de dédramatiser. Elle avait toujours été bavarde, quand on pouvait la comprendre. Lui le pouvait.
— Quel âge avez-vous ?
Il lui jeta un coup d’œil surpris.
— Pourquoi cela vous intéresse-t-il ?
— J’essaye juste de penser à autre chose.
— Je doute que le déni vous aide en quoique ce soit, mais si vous y tenez, j’ai 53 ans. Et vous ?
Elle fit la moue.
— Je ne sais pas pour ici, mais dans le monde virtuel, on ne demande jamais à une femme son âge, surtout quand elle a eu ses premières rides… ajouta-t-elle à mi-voix.
Il fit un léger sourire amusé.
— Ça marche comme ça ici aussi, mais j’ai toujours détesté les conventions.
Le silence regagna le véhicule et devint vite insupportable aux oreilles de Jessie.
— J’ai 42 ans, révéla-t-elle.
Il accueillit cette confession d’un simple hochement de tête. Elle l’observa attentivement.
— Vous n’êtes pas très bavard.
— J’ai du mal à conduire et assurer une conversation riche et intéressante en même temps. Accrochez-vous, ça risque de secouer un peu.
Jessie agrippa la poignée de la voiture alors que le pick-up s’engageait sur une route remplie de nids-de-poule. Après un bon kilomètre de cahotements, la voiture retrouva sa stabilité.
— Pas de casse ? s’enquit le chauffeur.
— Non, c’est bon.
La question renvoya Jessie dans ses souvenirs sans qu’elle ne puisse s’en empêcher.

QUELQUES HEURES PLUS TOT
Jessie entra dans le conservatoire de cette petite ville du sud de la France. Les organisateurs avaient bien fait les choses, le hall était superbement décoré, les premiers invités se pressaient déjà autour du buffet. La réception pouvait commencer.
Jessie vérifia que son appareil contenait bien une pellicule avant de s’engouffrer davantage dans le monument. Elle possédait bien sûr son numérique, mais si elle voulait réussir son reportage photo, rien ne valait son bon vieil argentique.
Autour d’elle, des discussions en français s’élevaient dont elle ne saisissait pas le sens. Elle se rapprocha du buffet et attrapa un petit-four. Peut-être que manger chasserait cette maudite migraine qui s’était emparée d’elle. Elle avala la bouchée et se massa la nuque. Elle sentit soudain une présence derrière elle et entendit quelqu’un s’exprimer en anglais.
— Miss Snyder ?
Elle se retourna pour découvrir le jeune homme d’une trentaine d’années qui lui servait d’interprète depuis son arrivée en France.
— Bonsoir Luc, je suis ravie de vous revoir.
— Il en est de même pour moi. Je suis désolé de vous éloigner du buffet, mais la séance photo va commencer. Voulez-vous bien me suivre ?
Jessie sourit malgré son mal de tête, et suivit le jeune homme. Il l’emmena à travers les nombreux couloirs du bâtiment. Ils arrivèrent bientôt dans une vaste salle où une estrade était établie dans le fond. Des officiels discutaient tranquillement, mais se turent quand ils virent Jessie et Luc arriver.
— Miss Snyder, c’est un honneur pour moi de vous recevoir ici, la salua le maire. Comment se passe votre reportage ?
— Très bien. Je suis certaine que mon employeur sera comblé.
— Tant mieux. Nous ne sommes jamais contre un peu de publicité.
L’Américaine passa discrètement la main sur sa tempe. Si elle pouvait écourter cette soirée, elle pourrait plus tôt se blottir sous ses couvertures et oublier cette douleur.
— Voulez-vous procéder à la séance photo maintenant ? demanda-t-elle.
— Oui, allons-y. Ainsi, nous pourrons plus vite regagner le buffet. Nous sommes à votre disposition, Miss Snyder.
— Très bien, si vous voulez bien monter sur l’estrade, ça me paraît être un cadre judicieux pour la pose.
Les officiels obtempérèrent pendant que Jessie sortait son appareil et l’installait. Devant elle, ses modèles se mettaient en position, dans des postures cérémonieuses, se voulant chaleureuses ; l’un le bras posé sur les épaules de l’autre, un autre la main sur le cœur.
La jeune femme mit son œil derrière l’objectif pour ajuster la prise de vue. Sa migraine grandissante ne l’aidait en rien. C’était à peine si elle distinguait les contours autour d’elle. Elle se frotta les yeux pour mieux voir ce que lui reflétait son argentique, en vain. Sa vision semblait se consteller en milliers de points lumineux, qui finirent par l’aveugler complètement en un puissant flash. Elle retint de peu un cri de douleur. D’ailleurs, la souffrance s’en allait. Sa vue revenait peu à peu. Elle ne put empêcher ses lèvres de formuler un « oh » de stupeur quand elle distingua la scène devant ses yeux, ou plutôt son objectif. Le décor avait radicalement changé. Sur l’estrade, les officiels portaient désormais un uniforme où quelques médailles brillaient. Ils arboraient un air austère. Le long du mur, deux tentures portant chacune une croix gammée noire sur fond rouge étaient tendues. Et à chaque coin de la pièce, deux gardes armés de mitraillettes tenaient leur position.
Jessie était pétrifiée. Elle devait faire un mauvais rêve, il n’y avait pas d’autres explications. Et pourtant, elle était incapable d’esquisser un geste, comme si sa volonté s’était enfuie avec son mal de tête.
Son interprète sembla remarquer son malaise et s’enquit :
— Miss Snyder, vous allez bien ?
Elle baissa son appareil et observa le jeune homme. Elle balbutia :
— Je…
Devant son attitude, les hommes à ses côtés la regardèrent avec surprise, puis peu à peu avec suspicion. Quand Jessie lut dans leur regard de la malveillance et constata que les gardes commençaient à s’agiter, elle comprit qu’il ne valait mieux pas qu’elle s’attarde. L’interprète lui demanda :
— Miss Snyder, avez-vous eu mal à la tête récemment ?
Le ton sombre de sa voix permit enfin aux jambes de la jeune femme de se mouvoir. Elle tourna les talons vivement et se mit à courir comme elle n’avait jamais couru de sa vie. Les voix agressives et les coups de feu derrière elle alimentaient son énergie. Les ordres étaient aboyés dans une langue qui lui était inconnue, mais qui ressemblait fortement à de l’allemand.
Elle réussit tant bien que mal à sortir du conservatoire, ses poursuivants à ses talons. Ses talons aiguilles justement, la gênaient de plus en plus et lui faisaient perdre de la vitesse. Elle s’en débarrassa en un mouvement puis s’engagea dans les rues pavées de la vieille ville. Les tirs de mitraillette résonnaient à ses oreilles. Elle poussa un cri de terreur quand des balles ricochèrent dans le mur juste au-dessus d’elle, la couvrant par la même occasion de poussière.
Elle pressa le pas mais ses assaillants n’étaient plus qu’à une vingtaine de mètres. Elle n’arriverait jamais à s’échapper !
Alors qu’elle tournait à un coin de rue, des bras puissants l’attrapèrent avec force et l’entraînèrent à l’intérieur d’une demeure. La porte se referma aussitôt. Jessie se dégagea vivement et poussa un cri. Son ravisseur lui mit la main sur la bouche. Une voix féminine chuchota en français :
— Chut ! Taisez-vous si vous ne voulez pas qu’ils nous trouvent.
Sans comprendre les mots, Jessie comprit le sens de la requête. Elle acquiesça, elle n’avait pas d’autres choix que de faire confiance à cette inconnue. Elle avait tant de questions à poser, mais personne ne pouvait la comprendre.
La femme, qui devait avoir approximativement son âge, lui fit signe de la suivre. Elle obéit.
— Au fait, je m’appelle Laura.
Elle souleva un tapis qui dévoila une trappe à peine visible. Elle attrapa une petite télécommande accrochée à sa ceinture et appuya sur le bouton. La trappe s’ouvrit laissant apparaître une pièce creusée en profondeur.
— C’est notre abri anti-nucléaire. Entrez, ils ne vous trouveront jamais ici.
Sans vraiment comprendre, l’Américaine hocha la tête.
— Thank you.
Elle descendit les marches pour se retrouver dans un bunker très peu meublé. Un canapé s’y trouvait cependant. Jessie s’y assit pendant que Laura refermait la trappe et la plongeait dans l’obscurité.

RETOUR AU PRESENT
Heureusement pour elle, Terry était arrivé une heure après. Elle avait pu avoir des explications, même si tout se mélangeait encore dans sa tête. L’angoisse la tenaillait. Son réveil si brutal, et désormais la peur lancinante de l’avenir. Elle ne savait même pas si elle serait encore en vie le lendemain. Elle ne voulait qu’une chose : trouver un bon lit, se blottir dans les couvertures et tout oublier.
— Est-ce qu’on finit par oublier ? demanda-t-elle à mi-voix.
— Non, fit sèchement le conducteur.
— Comment pouvez-vous être aussi catégorique ?
— Parce que je suis dans la même situation que vous, Jessie. J’ai vécu dans le monde de la puce. J’ai connu la douce illusion des jours tranquilles. Et moi aussi je me suis un jour réveillé.
— Il y a longtemps ?
Il laissa passer un court silence avant de répondre :
— 12 ans 4 mois et 6 jours.
— Précis.
— C’est ce que je vous disais, on n’oublie pas.
 

…oooOOOooo…

 
Quelques dizaines de minutes plus tard, ils arrivèrent dans la cour d’une ferme, non pas perdue dans la campagne, mais à une dizaine de kilomètres d’un village de deux mille âmes.
Plusieurs bâtiments en pierre de structures solides se faisaient face, une grange s’élevait un peu plus loin. L’impression globale était très rustique. Jessie regretta son Amérique technologique.
— J’espère que les toilettes sont à l’intérieur ? fit-elle d’un ton sarcastique.
— Ne vous laissez pas avoir par l’extérieur, nous possédons tout le confort.
Il coupa le moteur et sortit de la voiture, aussitôt imité par la photographe.
— Je suppose que vous avez faim, je vous emmène directement à la cuisine.
Elle acquiesça et le suivit. Ils pénétrèrent dans le bâtiment principal et se retrouvèrent dans le hall face à l’escalier. Un doux parfum de lavande emplissait l’air. Sur les murs, des peintures campagnardes françaises donnaient une impression bucolique mais chaleureuse. Le ménage avait l’air d’être fait régulièrement, laissant la maison accueillante.
— Les chambres sont à l’étage, fit Terry. Je vous ferai visiter plus tard. En attendant, suivez-moi.
Il passa devant elle et emprunta la porte sur sa droite. Ils débouchèrent dans la cuisine où une bonne odeur de plat mijoté leur chatouilla les narines. Devant les fourneaux, une femme d’une cinquantaine d’années chantonnait :
— J’ai deux amours, mon pays et Paris…
— Tu sais qu’ils t’emprisonneraient pour chanter une telle chanson ? l’interrompit Terry.
La femme ne se retourna même pas.
— Je t’avais entendu arriver et reconnu ton pas.
Elle se retourna alors.
— Qui est cette charmante personne qui t’accompagne ?
Jessie était totalement perdue devant cet échange en français. Elle posa un regard interrogateur sur Terry, attendant qu’il lui explique. Sans lui traduire leurs précédentes paroles, il lui présenta :
— Voici notre cuisinière, Edith. Edith, Je te présente Jessie Snyder, notre nouvelle invitée, ajouta-t-il en français.
Edith fit un sourire chaleureux.
— Bienvenue mon cœur. Assied-toi, on va bientôt passer à table, fit-elle en lui désignant les chaises.
L’Américaine fit un sourire gêné et obtempéra. La cuisinière lui souriait toujours du même air. Finalement, elle se retourna vers ses casseroles.
— Ça devrait bientôt être prêt. Je vous ai préparé un ragoût dont vous me direz des nouvelles ! fit-elle toujours en français.
— Sais-tu où se trouve Benoît ? lui demanda Terry.
— Parti chercher une nouvelle invitée.
— Une autre ? s’étonna-t-il.
— Oui.
— Très bien
Il posa alors sa main sur l’épaule de l’Américaine.
— Je vous laisse un petit moment, je dois joindre quelqu’un. Ça va aller ?
— Je crois, oui.
Il hocha la tête et s’éloigna. La photographe reporta son attention sur la femme face à elle. Elle était assez mince contrairement à ce que son métier pourrait laisser penser. Ses cheveux blonds coupés au carré tiraient au terne, mais son regard pétillait. C’était étonnant et presque révoltant de voir quelqu’un joyeux dans ce nouveau monde atroce. Elle continuait de parler :
— Tu vas voir, mon cœur, on va bien s’occuper de toi. Tant que tu seras ici, tu n’auras rien à craindre. Et je fais la meilleure cuisine de toute la région.
Jessie soupira. Encore une fois, elle ne comprenait pas un traître mot de ce qu’on racontait autour d’elle. Mais comment pourrait-elle survivre si elle ne saisissait jamais rien ? Après quelques minutes pendant lesquelles cette situation se répéta, Terry refit son apparition auprès d’un homme au faciès buriné et au regard profond et d’une jeune femme à l’air perdu. Cette dernière se frottait le bras avec gêne et restait en retrait. Les deux hommes se rapprochèrent de Jessie.
— Hello, fit le nouvel arrivé, I’m Benoît Drogou, this farm’s owner. We gonna take good care of you. Don’t worry.
Un sourire soulagé éclaira son voyage. Au moins, son hôte parlait-il anglais ! Elle acquiesça et le remercia en bredouillant. Benoît répondit à ce mot par un sourire charmeur, mais malheureusement, il se détourna pour s’adresser à Terry dans la langue de Molière. La discussion lui échappa encore une fois.
— Comment ça s’est passé ?
— Lors d’une réception officielle, elle leur a échappé de peu.
— Que faisait une américaine si loin de sa zone ?
— Aucune certitude. Elle est photographe, ils ont sans doute dû la faire venir pour ses clichés.
La réflexion fit froncer les sourcils de Drogou.
— Elle possède toujours ses appareils ?
— Oui.
— Il faudra développer les pellicules au plus vite, elles nous apprendront peut-être quelque chose. Oh, Marianne, excusez-moi. Venez vous installer à table. Je vous présente Edith, la cuisinière.
— Bonsoir mon cœur ! Tu ne vas manquer de rien ici, rassure-toi.
La jeune femme fit un léger hochement de tête et vint s’asseoir aux côtés de Jessie qui l’observait attentivement. Elle fit à l’attention de la cuisinière :
— Ça sent rudement bon.
— Vous allez vous régaler.
— Je serai prête à manger n’importe quoi.
Jessie soupira, encore une française. Derrière elle, les deux hommes avaient repris leur discussion. Elle décida de tenter sa chance avec sa voisine.
— Excuse me ? Do you speak English ?
— Yes, I do.
Un large sourire rassuré éclaira le visage de l’Américaine qui continua dans sa langue maternelle.
— Dieu soit loué ! J’ai cru que j’allais être cantonné à ne jamais comprendre.
— Vous ne parlez pas français ?
— Non.
— Ni allemand ?
— Non plus.
— Oh, ça a dû être très difficile pour vous.
— C’est le cas de le dire.
Elles se racontèrent chacune leur histoire. Quelques minutes plus tard, Edith annonça que le plat était prêt et tous s’attablèrent. Le repas se déroula dans un silence préoccupé, rompu par quelques paroles de réconfort par moment.
Soudain, un jingle sonore fit sursauter Marianne et Jessie. Face à elle, ce qu’elles prenaient jusque là pour une ardoise s’anima d’une réception vidéo. Les symboles du 3ème Reich s’affichèrent sur une musique patriotique. Ce générique fit place à un journaliste assis derrière son bureau.
— Bonsoir chers concitoyens !
Marianne se retourna vers Benoît.
— Qu’est-ce que c’est ?
— Le journal télévisé. Un festival de propagande, diffusé tous les soirs.
— Pourquoi ne l’éteignez-vous pas ?
— Parce qu’on ne peut pas. L’écran obligatoire est installé dans chaque maison du Reich. Il sert uniquement à recevoir le JT et ne peut être éteint, ni débranché.
— Pourquoi n’avez-vous pas refusé son installation ?
— Pour éviter de paraître suspect, Marianne.
Elle acquiesça et reporta son attention sur le présentateur. Jessie elle, se doutait que quelque chose d’important se produisait, mais évidemment encore une fois, tout lui échappait.
— Encore une hausse du cours du pétrole en Italia. Les Ritals ont imposé une nouvelle taxe sur l’export du précieux or noire. Si les Japs s’en mordent les doigts, fort heureusement, nous, nous avons l’énergie nucléaire pour assurer notre confort. Rendons grâce à notre gouvernement pour avoir su développer cette source d’énergie. Territoire Japonais maintenant. Encore une émeute à Santiago. Les paysans de la principale hacienda de la région se sont violemment révoltés contre le gouverneur. Ce dernier a été contraint de fuir et de regagner la ville japonaise. Peut-être les Japs comprendront ce qui est évident pour nous depuis longtemps, ils ne sont pas de taille à gouverner un territoire de cette ampleur. Ils seraient avisés de laisser la place à …
— Ça dure encore longtemps comme ça ? s’enquit le professeur.
— Environ trois quarts d’heure, indiqua Terry. Essayez de l’ignorer si vous le pouvez, il ne vous apprendra rien de véridique.
— Mais il reste une très bonne façon d’analyser la façon dont fonctionne la propagande, argua Benoît.
— Pour l’instant, j’aimerais simplement aller me coucher, soupira Marianne. C’en est trop pour ce soir, peut-être demain.
— Comme vous le voulez. Edith ! Conduis ces demoiselles à leur chambre.

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