jour 2 : l’histoire la plus avancée

Me revoilà avec la suite du questionnaire commencé hier.  Je vais vous parler aujourd’hui de mon histoire la plus avancée.

L’héritage de Yanael

A vrai dire, je ne suis pas certaine que ce soit la plus avancée en terme de pourcentage de l’histoire écrite, mais c’est sans conteste celle dont j’ai écrit le plus de mots. Voici le résumé :

« 2073 ap JC. : Yanael est un lasmonien, extraterrestre menant une expédition scientifique vers la Terre. Son arrivée sur notre planète est tenue secrète pendant un an. Année durant laquelle il donne et reçoit, culturellement parlant. Jusqu’à l’ultime désillusion. Yanael repart, laissant sur Terre une chasse au trésor géante, menant au savoir de son peuple.

17 ans plus tard : plusieurs agences, gouvernementales et non gouvernementales secrètes se sont créées pour suivre cette quête, nommée quête de Yanael. C’est dans cet ambiance que la famille Lippman évolue. Le père, David, est un des chefs du CEBY, agence gouvernementale européenne. Il entraîne William, son aîné, à suivre ses traces, et a l’intention de faire de même avec son cadet, Devon. En ce qui concerne la benjamine, Océane, il s’en remet au destin.
Suivez la famille Lippman dans les tourmentes de la quête de Yanael. »

 

J’ai commencé à écrire cette histoire en 2008, au format websérie. Depuis elle a quelque peu évolué, et a passé le cap de l’auto-édition. J’ai déjà écrit 4 tomes et il m’en reste 3 à écrire.

C’est une histoire et des personnages que j’adore et même si j’aimerais finir l’histoire pour passer à autre chose, je sais que quand ce sera le cas, les personnages me manqueront.

Un petit extrait ?

 

Lire l’extrait »

« Londres est vraiment une ville magnifique. J’y étais déjà venu bien sûr ; Papa m’y avait emmené ; mais pour Océane, c’est la première fois. Elle s’émerveille de tout, notant avec frénésie dans son calepin.

Cela fait trois jours que notre groupe arpente les rues de la capitale, dans le vent glacé et humide du climat britannique. J’ai toujours pensé que prévoir ce voyage en novembre était une très mauvaise idée. Avril ou mai auraient été beaucoup mieux, non ? Enfin, personne n’a voulu m’écouter. Il paraît qu’avril est trop cher. Comme si les élèves de notre école n’avaient pas les moyens…

Océane n’est même pas perturbée par ces désagréments. Elle me réchauffe à elle toute seule tellement elle rayonne de joie. Je crois qu’il n’y a pas un endroit à Londres qui ait échappé à son numérique ou à sa plume. Pour résumer, on pourrait dire que le mot enthousiasme a été inventé pour elle.

Nos hôtes sont une famille sympathique : les parents dans la trentaine finissante ; deux enfants en bas âge. J’aime bien discuter avec eux. Ils ont une vision du monde plutôt intéressante, mais pour être franc, quand nous rentrons le soir, je n’ai qu’une hâte, m’enfermer avec Océane dans notre chambre.

Je sais très bien qu’il faudrait que je me refrène un minimum. J’arrive à résister dans la journée. Avec un petit effort, je le pourrais aussi le soir. C’est ce que je m’étais promis. Le problème c’est que je n’en ai aucune envie. Elle est si adorable, comment ne pas craquer ?

Une douce mélodie baigne l’habitacle de la voiture alors que notre hôte nous ramène chez lui. L’ambiance est plutôt reposante. J’en profite à fond ; on a pas mal piétiné aujourd’hui et j’ai l’impression que mes pieds pèsent une tonne. Ça me ferait presque oublier ma déception de n’avoir pu monter à côté du chauffeur. J’ai toujours eu horreur de m’asseoir sur la banquette arrière, mais la place de devant est réservé au bon vieux toutou de famille, un labrador beige beaucoup trop heureux pour être honnête. Il m’observe depuis notre départ avec le même regard stupide et la même langue pendante. Bon, je le reconnais, je ne raffole pas des chiens. Je les supporte, il m’arrive même de les caresser, mais ça s’arrête là. Les chats sont beaucoup plus intéressants ; ils ne sont pas perpétuellement en train de réclamer ton attention.

Ras le bol de voir ce chien… Je tourne mon regard vers la droite pour me concentrer sur quelque chose de beaucoup plus passionnant… Oh combien plus passionnant ! Ma douce et rêveuse Océane.

Je souris sans m’en rendre compte. Elle a laissé son bloc-notes de côté. C’est la première fois de la journée. Elle repose son coude sur le rebord de la vitre, et son menton dans sa main.

Je donnerais cher pour savoir à quoi elle pense en voyant défiler toutes ces hautes demeures, ces lampadaires lumineux et les phares des véhicules qui forment des flashs de lumière colorée dans la nuit.

Sa main gauche repose tranquillement sur la banquette. J’ai une irrésistible envie de la prendre dans la mienne. Je me maîtrise avec peine. Pourquoi est-ce que j’ai toujours ce besoin impérieux de la toucher ? Tout ce que je sais, c’est que je me sens tout de suite beaucoup mieux quand je sens sa peau contre la mienne. Ça me rassure en quelque sorte. »

 

Voilà pour aujourd’hui. On se retrouve demain pour savoir sur quelle histoire je travaille actuellement.

Bonne journée !

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