La première histoire que j’ai entreprise

Si vous avez des auteurs dans votre entourage, peut-être avez-vous vu fleurir ce questionnaire sur les réseaux sociaux. L’initiative nous est proposée par @FlammeDesNefs . Il s’agit d’un questionnaire de 30 questions (une par jour pendant un mois) permettant de faire le point sur notre oeuvre fictionnelle. Voici la liste des questions :

Comme je trouve l’exercice intéressant, j’ai décidé de m’y plier. On commence donc par la première question (élémentaire…)

1 – La première histoire que j’ai entreprise

La première histoire que j’ai entreprise s’intitulait « Sayela ». C’était un spin-off de la série Stargate Sg-1 que mon cerveau de lycéenne a conçu alors qu’il s’ennuyait en cours, en 2001. On l’a développé avec ma meilleure amie. Autant dire que les personnages principaux étaient inspirés par nous. L’histoire a connu beaucoup de bouleversements et de réécritures.

L’histoire racontait l’aventures d’un groupe d’amis venant d’une planète quasiment identique à la nôtre, qui par accident se retrouvait coincé au SGC.

Voici un extrait :

Lire l’extrait »

« Véro leva les yeux, imitée par Ardeth. Ils restèrent estomaqués en découvrant l’immense temple surmonté d’une pyramide qui s’élevait devant eux. La dune l’avait jusque-là dissimulé à leurs yeux.

— C’est… c’est incroyable, bredouilla Véro.

— N’est-ce pas ? approuva Alex.

— Le plus incroyable est qu’un édifice de cette taille n’ait jamais été découvert, raisonna Ardeth.

— Il l’a peut-être été, hasarda Alex.

— Si tel était le cas, il serait envahi par les touristes à l’heure qu’il est.

— Pas faux, approuva Véro.

— On pourrait peut-être le visiter ? proposa Alex.

— On ne va pas manquer ça ! lança Véro en sautant à terre.

Elle fut imitée par ses amis. Ils conduisirent leur dromadaire sous l’ombre de l’entrée du bâtiment. Alexa gratta affectueusement son animal derrière l’oreille et lui murmura :

— Sois sage.

Les trois jeunes gens s’engouffrèrent dans le couloir du temple. La clarté naturelle du soleil laissa vite place à une obscurité pesante.

— Quelqu’un a une lampe torche ? chuchota Véro.

— Malheureusement, je l’ai laissé dehors, déclara Ardeth.

— On devrait peut-être retourner la chercher.

— Attendez ! les interrompit Alex. Je crois que ça s’éclaircit par ici.

Alex s’engouffra dans un recoin ou une légère lueur perçait. Ses compagnons la suivirent.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent dans un vaste hall et s’immobilisèrent net devant le spectacle qui s’étendait sous leurs yeux ébahis.

— Qu’est-ce que c’est que ce truc ? bredouilla Véro.

— Aucune idée, fit Ardeth. Mais c’est majestueux.

Ils observèrent attentivement cet immense objet, ce cercle grandiose de métal reposant sur un socle. Il était décoré de symboles ressemblants à une langue mésopotamienne, et de sept chevrons. Ardeth fit ensuite un tour d’horizon de la salle. Des torches étaient présentes sur les murs, toutes éteintes. La faible lumière ne venait donc pas de là. Il reporta son regard sur l’étrange objet au centre de la pièce. Les chevrons semblaient émettre une faible lueur orangée. Il fronça les sourcils.

— Vous pensez que cette chose possède une fonction particulière ?

Véro haussa les épaules. Alex, elle, se rapprocha soudainement de l’objet qui se trouvait aux côtés de la porte, et que ses amis n’avaient jusque-là pas remarqué. Il s’agissait d’une sorte de table de commande. On retrouvait les mêmes symboles présents sur le cercle de métal, agrémenté d’un énorme bouton rouge ambré au centre.

Alexa, le regard vide, appuya sur l’un des symboles. Aussitôt, l’intérieur du cercle de métal se mit à tourner et les torches de la salle s’allumèrent d’un coup. Ardeth et Vérona sursautèrent et échangèrent un regard angoissé. En se rapprochant imperceptiblement de Véro, Ardeth lança un regard effaré à Alexa et demanda à Vérona :

— Mais qu’est-ce qu’elle fait ?

— Je n’en sais rien, répondit-elle d’une voix affolée.

Alex, durant ce temps, continuait à appuyer sur les symboles. Quand elle appuya sur le septième, le dernier chevron se fixa. Alexa appuya alors sur le bouton central et du cercle sortit une énorme vague bleutée, accompagné d’un son à faire trembler les murs. La vague se résolva et ne forma plus qu’une flaque aux nuances de bleus changeantes au centre du cercle.

Vérona et Ardeth échangèrent un regard stupéfait et coururent vers Alexa. Vérona attrapa son amie par les bras.

— Alex ! Mais enfin pourquoi est-ce que tu as fait ça ?

Alexa sembla comme se réveiller d’un rêve. Elle vit le cercle et la flaque à l’intérieur. Elle sursauta et reporta son regard vers Véro.

— Je ne sais pas. C’est moi qui aie fait ça ?

Véro acquiesça et observa son amie avec inquiétude.

— Tu es sûre que ça va ?

— Oui, très bien.

Vérona lâcha son amie. Les deux femmes se regardèrent avec curiosité, et d’un commun accord, se rapprochèrent de la flaque. Ardeth, lui, resta à une distance raisonnable, se contentant d’examiner l’objet de loin.

Véro approcha sa main du liquide et y plongea les doigts. Elle fit la moue.

— C’est bizarre comme sensation, ça picote.

— Méfie-toi. Ça m’a tout l’air d’être un vortex, lui conseilla Ardeth.

Elle se retourna vers lui en haussant un sourcil.

— Un vortex ? Je croyais que ce n’était qu’une légende.

— Leur existence n’a jamais été prouvée.

— Il semblerait que tu sois sur le point de le faire dans ce cas.

Il approuva et avança de quelques pas. Pendant qu’ils discutaient, Alex semblait presque hypnotisée par le vortex. Sans réfléchir, elle avança d’un pas à l’intérieur et commença à disparaître. Vérona réagit vivement et tenta de l’arrêter en posant ses mains sur ses épaules.

C’était sans compter sur la force d’attraction du vortex. La jeune linguiste disparut à son tour.

Ardeth observait le vortex d’un air ahuri et catastrophé. Les événements n’avaient pas du tout tourné comme il s’y attendait. Il voulait seulement passer la journée tranquillement avec la femme qu’il aimait. Et voilà que cette dernière disparaissait dans un vortex menant il ne savait où. Elle était peut-être même déjà morte à l’heure qu’il était. Une boule d’angoisse lui bloqua la gorge. Sans plus y penser, il pénétra à son tour dans le vortex. »

 

Je précise que ce n’est pas la version initiale. Elle a été retravaillé quelques années plus tard.

On se retrouve demain pour découvrir l’histoire que j’ai le plus avancée.

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